Ramadan : excès de la rupture du jeûne au Sénégal

Article : Ramadan : excès de la rupture du jeûne au Sénégal
Étiquettes
1 juillet 2015

Ramadan : excès de la rupture du jeûne au Sénégal

Après une journée de privation, les marchés de Dakar sont pris d’assaut par des croyants désireux de fêter comme il se doit la fin du jeûne.

 Le fait courant pendant la période du carême – qu’il soit chrétien ou musulman avec le ramadan – se résume souvent au jeûne. Les fidèles doivent faire restriction de tous les plaisirs mais surtout du manger : ainsi pour le profane, carême est égal au refus délibéré de manger dans le but de se purifier.

Mais durant le mois de ramadan, les denrées alimentaires coûtent plus chères et les commerçants en profitent pour faire de grosses affaires. Si nous devons suivre la loi du marché qui est celle de la demande et de l’offre, on ne devrait pas assister à cette inflation qui caractérise le mois du jeûne. La seule explication c’est que durant le mois de ramadan, les fidèles mangent plus et parfois versent dans l’exagération.

Chep jeun, café touba et riz yassa

A Dakar la capitale du Sénégal, le phénomène est plus palpable. De grosses marmites sont disposées aux coins des rues, certaines pour préparer du chep jeun, d’autres pour le café touba ou simplement du thé. La gloutonnerie s’invite tout naturellement aux jeux de prières. Ici nous sommes dans une rue de Dakar, non loin du marché Fass pailotte ou de jeunes talibés s’activent à collecter de l’aumône chez les passants et à préparer du café touba, spécialité locale sénégalaise.

ramadan_marmite_2[1]

Plus loin dans une salle de gym, des amis se retrouvent pour casser le jeûn autour d’un plat garni de sandwich, de lait, de jus de fruit, de dattes et bien sûr du thé. Dans les maisons, c’est la grande gloutonnerie. On se remplit le ventre de lait, de riz yassa au poulet ou au mouton. Bref, le jeûne ici est loin d’être une opération de disette. On mange bien, pourvu que le soleil se couche.

Ramadan_sénegal_3[1]

A la tombée de la nuit, toutes les privations s’envolent, le mari rejoint sa femme, les bin- bin, perles que les femmes portent autour de leur bassin, reprennent leur droit de cité et les  »oubil tanki boubah », opérations de jambes en l’air redeviennent d’actualité. Le mois du ramadan, c’est le mois de toutes les privations mais aussi celui de toute la gourmandise. Rendez-vous dans le billet prochain pour parler de l’absentéisme dans les services publics.

Partagez

Commentaires

Lucrece
Répondre

tiebou dieune dafa nehk :)

tokpanoukoudjo
Répondre

Daga beugeuh tiebou deune