La sorcellerie en Afrique, mythe ou réalité?


Les contrées africaines regorgent de ces histoires de sorciers et d’esprits malveillants. Qu’en est -il vraiment?


Depuis la plus petite enfance, l’Africain est baigné dans de nombreuses histoires de sorciers, de hiboux et d’individus qui passent à travers les murs pour aller manger son prochain. Les soirs, jadis, les grands parents et les aînés autour d’un bois de feu, récitèrent des contes de mauvais génies qui cherchent à pénétrer la vie des humains et ou à manger le coeur ou l’âme de l’homme. Mais dans chaque conte, cet esprit mauvais est toujours vaincu par un autre esprit bienfaisant qui veille sur la victime.Bref une question de la force du bien sur le mal.

De nos jours encore, les histoires de sorciers et de sorcières sont légions et avec la multiplicité des chaînes de radio locales, on écoute en direct soit des victimes qui viennent témoigner de leur malheur causé par un présumé sorcier, ou même ce sont des soi disant sorciers eux-mêmes qui viennnet se confesser dans le souci de se faire délivrer de la force du mauvais génie et retrouver une vie humaine normale. En outre, dans les religions chrétiennes nouvelles dites évangeliques, il existe plusieurs rituels de délivrance des malades au cours desquels ces derniers seraient débarrassés d’un esprit mauvais.

Mythe ou réalité, la question reste posée et il est difficile à un Africain, mais surtout à un Béninois de nier l’existence de la sorcellerie, même si les textes de droit traînent à légiférer sur le sujet.

Au Bénin, au temps de la révolution, ce fut une véritable chasse aux sorcières qui fut organisée à travers tous les villages et quartiers de ville. Ainsi plusieurs vieilles personnes soupçonnées de posséder le mauvais esprit, sont ramassées dans les villages, emprisonnées et passées à tabac. Nombreux sont les grands baobabs et grands arbres qui sont détruits au cours de cette période car les arbres en occurence l’Iroko constituent des repères oû se cachent les sorciers pour organiser leur festin macabre. sorcier 2De nos jours encore, il y a en des individus réputés mauvais ou soupçonnés d’être sorciers qui dans les heures avant leur mort se mettent à raconter leur prouesse de sorciers en confessant tous leurs méfaits et les différentes victimes qu’ils ont pu détruire dans leur vie d’obscurantisme: ceux qu’ils ont tué d’une manière ou d’une autre, ceux qu’ils ont rendu aveugle, celles à qui ils ont détruit l’utérus et beaucoup d’autres malheurs causés à autrui. J’en ai pour illustration, une vieille connaissance décédée il y a quelques jours mais avant de mourir à raconter comment il a tué ses propres enfants et parents, mais surtout fait étrange, aurait laissé échapper de son corps un oiseau:son oiseau.

En effet pour ceux qui ne le savent pas, l’oiseau constitue un matériel au coeur de la sorcellerie africaine. Il sert à son propriétaire de se lever de son corps naturel, physique et de voler la nuit vers sa victime ou sur le lieu de rassemblement des sorciers. Et chaque sorcier possède son oiseau. Il peut s’agir d’un hibou le plus souvent, d’une aigle ou même d’un charorgnard. Celle dont la photo est mise en illustration dans cet article, aurait quitté son domicile nuitamment sous forme d’oiseau. Mais sûrement les forces dont elle est dispose l’auraient abandonné car en plein vol, elle se serait fait piéger par les fils électriques haute tension, d’où son électroccution. L’oiseau s’est alors traansformé en une femme calcinée telle que vous le voyiez sur la photo.

La sorcellerie en Afrique, mythe ou réalité? Je ne demande à personne de me croire: Mais ce dont je suis certain est qu’il est impossible pour un Africain de vivre sans intégrer cette notion de sorcellerie dans son plan de vie.

 

 

 


tokpanoukoudjo

A propos de tokpanoukoudjo

Je suis Béninois, résident au Sénégal. Médecin de formation et spécialiste des maladies infectieuses et tropicales. En outre j'ai une licence en sociologie, ce qui m'aide à faire le pont avec l'homme qui est le coeur de ma profession médicale. En effet tout bon médecin, doit connaître la sociologie de son patient. Car une médecine sans sociologie est une médecine déshumanisée. Ma passion se résume essentiellement en l'écriture et la littérature. Ainsi je suis auteur de "Cedôtôde ou une enfance brisée", roman, édité aux stars Editions, Cotonou, Septembre 2013. A travers ce roman j'évoque la vie difficile des enfants placés appellés '' vidomessi'' en langue '' goungbé'' parlée à Porto-Novo au sud du Bénin. En cours de publications: "Où va le monde des charognards et des vautours", éditions Harmattan, Sénégal. Cet essai de 200 pages aborde les incohérences de la politique africaine et internationale. Cette politiqque qui au nom des intérêts des Etats n'hésite pas à sacrifier des vies humaines. "Ma conviction intime pour le MJUD", Stars Editions. Il s'agit d'une oeuvre de militantisme politique qui relate mon petit parcours d'activiste politique à travers le Mouvement des Jeunes Unis pour le Développement (MJUD). J'ai rencontré mondoblog sur RFI grâce à ma passion pour la culture et la littérature. J'y fais mon petit chemin d'apprenant, pour partager avec le monde les vécus sociétaux et culturels autour de moi. Mes leaders spirituels et charistimatiques sont: Patrice Lumuba, Thomas Sankara, Martin Luther King et Nelson Mandela. Je crois en leur lutte pour un monde plus humain.

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