Chronique N°8 : du 12/10/2013. Jeunes de ma cité, On en parle encore, morts de nouveaux immigrés africains au large de l’Italie. 1


Jeunes de ma cité, ces nouvelles nous choquent et ces nombreuses morts rejetés par la mer méditerranée te donnent le cauchemar. Nombreux sont nos frères, nos sœurs, cousins, cousines, neveux et nièces africains, qui décident au nom du désespoir, de prendre le large pour chercher l’el doraldo occidental.
Jeunes de ma cité, mais ils se font prendre au piège fatal des mers et des courants marins. Trop de morts, on en dénombre par fois des centaines, le drame récent de Lampédouza, ets encore frais dans nos mémoires. Jeunes de ma cité, tu es concerné, je suis concerné, nous sommes tous concernés. Mais à qui la faute, à qui incombe la responsabilité ? C’est facile, me dirais-tu ! certains vont accuser nos chefs d’Etat, qui ne font rien pour améliorer les conditions de vie de leur peuple. La preuve, au moment où l’Europe va au chevet de ces morts, pour faire médecin après lla mort, aucun chef d’Etat Africain, n’a osé pointer le nez, même faire lire un communiqué sur la question. Au contraire, ils se sont réunis à Addis Abéba, pour discuter du retrait de l’Afrique de la CPI. Ils craigent qu’après le PR kényan, ce ne soit un autree ami du club, donc très tôt, il faut mettre des balises ! Barvo
Jeunes de ma cité, d’autres pointeraient du doigt, l’Europe même et l’Occident entier. C’est vrai, quand vous faites une politique internationale d’exclusion, de dépouillement des richesses des autres, quand vous semez la guerre partout pour exploiter les richesses et appauvrir les démunis, vous devez vous attendre à ce que la faim pousse, les désespérés à vos portes : la richesse mondiale, doit se partager, surtout que le monde est devenu un village planétaire : tu ne mangeras pas pour que moi je reste affamé. Alors prépares toi à m’accueillir.
Jeunes de ma cité, quand les balles occidentales tuent des chefs d’état d’autres pays, en déstabilisant ceux- ci, pourquoi s’étonner maintenant du désastre. Au temps du guide KADHAFI, les ports libyens étaient sécurisés, alors que maintenant c’est une vanne ouverte à tous les trafics.
Jeunes de ma cité, et ces jeunes, valides qui connaissent le risque encouru, mais qui se permettent aussi de mettre leur vie en danger, que leur dis-tu ? Juste qu’il y a aussi des pauvres en occident, des malheureux croupissent sous des ponts européens, la Grèce manque de l’argent et le chômage augmente ailleurs. Donc le bonhieur, n’est pas toujours ce qu’il y a en occident. Restons chez nous et travaillons à quelque chose.
Jeunes de ma cité, nous avons accusé les negriers de la traite négrière, les colonisateurs de la colonisation, et maintenant qui allons –nous accuser quand c’est nous même qui montons dans ces bateaux de fortune ?
Jeunes de ma cité, à la semaine prochaine !
Tokpanou.


tokpanoukoudjo

A propos de tokpanoukoudjo

Je suis Béninois, résident au Sénégal. Médecin de formation et spécialiste des maladies infectieuses et tropicales. En outre j'ai une licence en sociologie, ce qui m'aide à faire le pont avec l'homme qui est le coeur de ma profession médicale. En effet tout bon médecin, doit connaître la sociologie de son patient. Car une médecine sans sociologie est une médecine déshumanisée. Ma passion se résume essentiellement en l'écriture et la littérature. Ainsi je suis auteur de "Cedôtôde ou une enfance brisée", roman, édité aux stars Editions, Cotonou, Septembre 2013. A travers ce roman j'évoque la vie difficile des enfants placés appellés '' vidomessi'' en langue '' goungbé'' parlée à Porto-Novo au sud du Bénin. En cours de publications: "Où va le monde des charognards et des vautours", éditions Harmattan, Sénégal. Cet essai de 200 pages aborde les incohérences de la politique africaine et internationale. Cette politiqque qui au nom des intérêts des Etats n'hésite pas à sacrifier des vies humaines. "Ma conviction intime pour le MJUD", Stars Editions. Il s'agit d'une oeuvre de militantisme politique qui relate mon petit parcours d'activiste politique à travers le Mouvement des Jeunes Unis pour le Développement (MJUD). J'ai rencontré mondoblog sur RFI grâce à ma passion pour la culture et la littérature. J'y fais mon petit chemin d'apprenant, pour partager avec le monde les vécus sociétaux et culturels autour de moi. Mes leaders spirituels et charistimatiques sont: Patrice Lumuba, Thomas Sankara, Martin Luther King et Nelson Mandela. Je crois en leur lutte pour un monde plus humain.


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